La bienveillance : un autre regard sur le corps et la nourriture

Si votre corps était un ami, lui parleriez-vous de la même façon que vous vous parlez à vous-même?

Je vous invite à prendre quelques instants pour réfléchir à cette question.

Plusieurs d’entre nous répondraient probablement « non » car, lorsqu’il est question de notre corps ou de notre alimentation, nous devenons parfois nos pires critiques.

Comment pourrions-nous transformer ce regard sur nous-mêmes ?

Réapprivoiser la bienveillance

La bienveillance est un sentiment global de bonté, de générosité et d’ouverture du cœur, exprimé envers soi-même ou les autres, et dont l’intention est de souhaiter le bonheur de chacun, incluant le nôtre. 

Il est souvent plus facile de faire preuve de bienveillance envers les autres qu’envers soi-même. Nous avons toutefois avantage à cultiver cette attitude, particulièrement lorsque nous entretenons la critique et le jugement dans notre rapport au corps et à la nourriture.

La bienveillance n’efface pas nos difficultés. Elle change la façon dont nous les rencontrons. 

Elle nous invite à observer notre dialogue intérieur négatif avec plus de douceur et moins de jugement.

‍ ‍

Relâcher la pression et le contrôle

Faire preuve de bienveillance envers notre corps, c’est relâcher la pression de vouloir le changer pour apprendre à l’accepter tel qu’il est.

C’est comprendre qu’il ne détermine pas notre valeur en tant qu’être humain.

Cette posture peut aussi nous aider à faire le deuil de l’apparence idéalisée que nous aurions souhaité avoir. Choisir de faire ce deuil ne veut pas dire qu’on renonce à prendre soin de soi. C’est plutôt faire de la place à une relation plus respectueuse et sereine.

Car lorsque nous cessons de nous battre contre notre corps, nous pouvons enfin commencer à l’écouter.

La bienveillance crée un espace où la sagesse du corps peut s’exprimer.

Dans notre rapport à la nourriture, elle nous aide à relâcher le contrôle associé aux restrictions et aux règles basées sur les « bons » et les « mauvais » aliments. Elle nous invite à répondre à nos besoins et à nos envies avec davantage de souplesse, sans pour autant perdre le contrôle de nos choix.

‍ ‍

La bienveillance ne signifie pas tout accepter

Certaines personnes craignent qu’en arrêtant d’être exigeantes et critiques envers elles-mêmes, elles perdent leur motivation et cessent de prendre soin de leur santé. Pourtant, la recherche en psychologie positive démontre tout le contraire : pour amorcer un changement durable dans nos habitudes, les approches basées sur la bienveillance semblent plus efficaces à long terme que celles fondées sur le contrôle ou l’autocritique.

 

La bienveillance transforme la façon de prendre soin de nous.

S’accorder cette douceur ne signifie pas de fermer les yeux sur ce qui pourrait être amélioré. Elle nous invite plutôt à faire preuve de discernement pour reconnaître ce dont nous avons vraiment besoin, tout en faisant des choix qui correspondent réellement à notre bien-être.

Pratique au quotidien

Une manière de marcher à nos côtés.

Elle se développe à travers de petits gestes répétés, et nous pouvons commencer par :

  • Observer notre dialogue intérieur et nous demander : « Est-ce que je parlerais de la même façon à une personne que j’aime ? »

  • Remplacer une pensée critique par une question : « De quoi ai-je réellement besoin en ce moment ? »

  • Accueillir nos envies de manger liées aux émotions avec curiosité plutôt qu’avec jugement.

  • Reconnaître ce qui nous fait du bien : prendre un café avec un·e ami·e, s’accorder une pause pour manger assis·e, prendre quelques respirations conscientes avant un repas, se créer un rituel avant le sommeil, aller marcher dans la nature ou dire non lorsque c’est nécessaire.

  • Se permettre de savourer un aliment dont nous avons envie, en étant pleinement présent·e à notre expérience.

  • …

Chaque petit geste bienveillant est une façon de prendre soin de nous.


Cultiver la douceur

La douceur peut ce que la force ne peut.

— Auteur inconnu

Cultiver une relation plus sereine avec son corps et la nourriture peut commencer par un choix tout simple : celui de remplacer la critique et le jugement par la bienveillance. 

Et parfois, la douceur de la bienveillance ouvre un autre chemin…

Sur ce parcours, je vous souhaite mon vœu le plus sincère :

« Que vous puissiez être heureux·se et en paix. »


Envie d'aller plus loin?

Si cette lecture a fait écho en vous, je vous invite à poursuivre ce cheminement avec moi.

En vous abonnant à mon infolettre, vous recevrez environ une fois par mois, mes réflexions, mes inspirations ainsi que des pistes concrètes pour cultiver une relation plus sereine avec la nourriture, retrouver le plaisir de manger et renouer avec la sagesse du corps.

Références :

Cohn, M. A., & Fredrickson, B. L. (2010). In search of durable positive psychology interventions: Predictors and consequences of long-term positive behavior change. Journal of Positive Psychology, 5(5), 355-366.

Goldstein, J. Le chemin vers l'éveil. Progresser sur la voie de la pleine conscience (notamment chapitre 15), Éditions De Boeck Supérieur, 2017.

Précédent
Précédent

Salade de kale à l’orange et aux canneberges

Suivant
Suivant

Citation du jour